Sick Building Syndrome

 

Mesurages

 

1. Quels sont les appareillages de mesurage de base et d’expertise susceptibles d’être utilisés?. 2

2. A quel moment de la procédure d’analyse d’un problème de SBS faut-il procéder à des mesurages?. 3

3. Quels sont les objectifs de ces mesurages?. 3

4. Où  et quand faut-il faire ces mesurages?. 3

5. Comment réaliser et interpréter des mesurages de Co2?. 3

6. Comment réaliser et interpréter des mesurages de débits d'air?. 4

7. Comment réaliser et interpréter des mesurages de poussières?. 5

8. Quelles sont les températures d’air optimales dans les locaux?. 5

9. Quels sont et comment peut-on relever les facteurs sociaux et organisationnels qui sont susceptibles de conduire au SBS?. 5


 

1. Quels sont les appareillages de mesurage de base et d’expertise susceptibles d’être utilisés?

·        Evaluation du système de hvac

²        Base:

§      Manomètre pour le mesurage des pressions différentielles

§      Anémomètre pour les vitesses d’air dans les gaines 

§      Ph-mètre et conductimètre: mesurages simples et rapides pour prévenir les risques de corrosion et corriger rapidement une déconcentration défectueuse.

²        Expert:

§      Tubes de Pitot pour le mesurage des débits dans les gaines

§      Hotte Venturi pour le mesurage des débits aux bouches de pulsion et de reprise.

 

·        Pollution atmosphérique

²        Base:

§      Générateur de fumée (tubes fumigènes) pour l’étude des circulations d’air entre et dans les locaux

§      Tubes détecteurs de la concentration de C02 avec pompe à main, adéquats pour les concentrations escomptées et non périmés

§      Loupe pour l’examen des poussières.

²        Expert:

§      Tubes détecteurs spéciaux appropriés aux concentrations escomptées

§      Matériel spécialisé pour le mesurage des concentrations en co, nox,o3, formaldéhyde...

§      Microscope pour l’examen des poussières

§      Recours à un laboratoire spécialisé pour l’évaluation de la pollution microbiologique.

 

·        Conditions climatiques

²        Base:

§      Thermohygrographe pour l’enregistrement de la température et de l’humidité à long terme   (1 jour, 1 semaine)

§      Thermohygromètre pour les mesurages ponctuels.

²        Expert:

§      Anémomètre thermique pour le mesurage des vitesses d’air

§      Thermomètre globe noir pour l’évaluation du rayonnement thermique.

 

·        Bruit

²        Base:  aucun recommandé.

²        Expert:

§      Sonomètre intégrateur

§      Analyseur de fréquences.

 

·        Eclairage

²        Base: aucun recommandé.

²        Expert:

§      Luxmètre.

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2. A quel moment de la procédure d’analyse d’un problème de SBS faut-il procéder à des mesurages?

Les mesurages ne sont en général pas nécessaires pour résoudre les problèmes évidents.

·        Cependant, certains mesurages de base peuvent être réalisés assez systématiquement, lors de la seconde phase d’investigation pour l’identification des problèmes moins évidents et la recherche de solutions.  Il s'agit des mesurages de:

²        Co2

²        De circulation d’air

²        De températures et humidités à long terme

²        De températures et humidités locales ponctuelles.

²        Des éclairements

²        Des niveaux sonores

·        Les mesurages spécialisés ne seront qu’occasionnels et dûment justifiés.  Il s'agit:

²        Des débits généraux

²        Des débits aux bouches de pulsion/reprise

²        Des vitesses d’air aux postes de travail

²        Du rayonnement thermique

²        Des concentrations de polluants

²        De la pollution microbiologique

²        Du spectre de fréquences des bruits

²        Des vibrations...

·        Le recours à un spécialiste s'impose pour le dosage et l’élimination des formaldéhyde, co, composés organiques volatiles.

·        Et il faut recourir à un laboratoire spécialisé pour le dosage et l’élimination des pollens, allergènes, endotoxines, moisissures, bactéries, micro-organismes.

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3. Quels sont les objectifs de ces mesurages?

·        Comparer différentes zones du bâtiment pour confirmer la nature d'un problème ou établir la situation de base

·        Evaluer les émissions / concentrations / niveaux locaux dans le but de déterminer   quantitativement les débits d’air, les différences de température, les pressions requises, pour améliorer la situation

·        Suivre en routine certains «indicateurs» et en particulier la concentration en co2 indicatrice du taux de renouvellement d’air frais.

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4. Où et quand faut-il faire ces mesurages?

Les mesurages seront réalisés:

·        Dans les zones avec plaintes / symptômes et les zones sans

·        Aux postes de travail, sans interférence de et avec les occupants

·        Autour des sources particulières de pollution/chaleur/bruit ...

Ils porteront sur:

·        Les conditions moyennes

·        Les conditions les plus défavorables en termes d'émissions maximales, de ventilation minimale, de conditions météorologiques extrêmes...

·        Dans les circonstances temporelles d’apparition des plaintes/symptômes

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5. Comment réaliser et interpréter des mesurages de Co2?

L'objectif des mesurages du CO2 est de vérifier que le taux de renouvellement d’air frais est suffisant compte tenu des activités humaines dans le local.

 

Les mesurages peuvent être réalisés au moyen:

²        De tube détecteur à pompe à main selon la procédure décrite par le fournisseur

²        Ou par appareil à lecture directe

Les précautions de mesurage sont:

²        Se placer loin de toute source (personnel, machines...)

²        Prendre les valeurs de référence à l’extérieur (près de la bouche de prise d’air extérieur) et dans d’autres locaux

²        Mesurer à différents moments (début, milieu et fin) d’une journée représentative

²        Relever en même temps:

§      Le taux d’occupation,

§      Les caractéristiques de fonctionnement du système HVAC,

§      Les caractéristiques du climat extérieur (y compris inversion de températures).

 

L'interprétation est à réaliser selon les valeurs suivantes:

²        Concentrations très inférieures à 1000 ppm: le taux de renouvellement d’air frais paraît acceptable

²        Concentrations  >  1000 ppm: problème probable susceptible d’être dû à:

§      Un débit d’air frais insuffisant

§      Un système mal programmé dans le temps

§      Des entrées de gaz de combustion

§      La production de co2 par certaines machines ou le tabagisme.

²        Concentration extérieure  >  4000 ppm: problème de pollution extérieure.

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6. Comment réaliser et interpréter des mesurages de débits d'air?

Les objectifs des mesurages de débits d'air sont de:

²        Evaluer les débits par rapport aux normes

²        Comparer les débits entre bouches ou entre locaux

²        Vérifier la répartition de l’air.

 

Les mesurages peuvent être réalisés:

·        De manière approximative, au moyen d’un anémomètre à ailettes mesurant la vitesse moyenne dans le conduit ou la bouche

²        Ce mesurage doit se faire dans la partie la plus droite du conduit et jamais dans les déflecteurs de la bouche

²        Le débit est estimé par le produit de la vitesse moyenne par la section

·        De manière précise, au moyen d’un tube de Pitot mesurant le profil des vitesses dans une partie droite d’un conduit, ou au moyen d’une hotte venturi et d’un anémomètre thermique pour mesurer la vitesse aux bouches d’aspiration ou de pulsion.

 

L'interprétation est à réaliser par comparaison avec les valeurs suivantes, proposées par l'ASHRE:


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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7. Comment réaliser et interpréter des mesurages de poussières?

Il est nécessaire de recourir à un laboratoire spécialisé pour l’ échantillonnage de l’air sur filtre micropore, pesage, étude granulométrique et recherche des composants.

 

Cependant, un examen à la loupe ou au microscope des poussières permet de mettre en évidence rapidement l’existence de particules anormales telles que fibres, déchets organiques…et de se diriger vers les solutions de prévention.

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8. Quelles sont les températures d’air optimales dans les locaux?

Le tableau suivant donne les températures optimales en fonction de la charge de travail et des vêtements, en l'absence de sources particulières de rayonnement, avec une humidité de l’air normale: 40% et des vitesses d'air confortables (0,15 m/s).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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9. Quels sont et comment peut-on relever les facteurs sociaux et organisationnels qui sont susceptibles de conduire au SBS?

Nous reprenons ci-dessous une liste de 17 aspects des conditions de travail, adaptée de la liste proposée dans l’ouvrage: Moors S. (éd.) (1994)  stress & travail. - origines, approches.  Bruxelles, Institut National de Recherche sur les Conditions de Travail, pp. 270.

Le but n’est pas d’évaluer la situation par un score quelconque mais:

·        De regarder cette situation de travail sous chacun de ces aspects,

·        De prendre conscience de conditions non optimales,

·        Et de chercher, si c’est possible, comment améliorer cette situation.

 

Cette réflexion devrait être idéalement menée en concertation entre la direction - au moins l’encadrement direct - et le personnel concerné.

·        Autonomie individuelle

²        Le travail s’effectue souvent sous la pression du temps ou en fonction des « échéances », ou bien les normes de production ne sont pas faciles à atteindre.

²        Le sujet n’a pas la possibilité de varier l’allure de son travail, étant donné la cadence imposée par l’organisation du travail.

²        Les tâches de cycle court sont fréquentes (une tâche est de cycle court lorsque la même manipulation est répétée après moins de 1,5 minutes, c’est-à-dire lorsque le cycle est inférieur à 1,5 minutes).

·        Contraintes relationnelles

²        Il existe des postes de travail isolés où le travail est totalement indépendant de celui des autres

²        Les travailleurs n’ont pas suffisamment l’occasion de bavarder quelques instants avec leurs collègues

²        Il n’existe pas de concertation de travail régulière, ou bien lorsqu’il y a concertation sur le travail, il est pratiquement impossible d’aborder les problèmes du travail

²        Les travailleurs n’ont pas l’occasion de s’entraider lorsque  cela s’avère nécessaire

²        Le travail comporte une charge émotionnelle, par exemple en raison des relations sociales avec les patients, les clients, les élèves...

·        Contraintes organisationnelles

²        Il arrive fréquemment que l’organisation du travail et/ou les procédures de travail posent des problèmes

²        Il arrive fréquemment que le travail ne soit pas bien préparé par les autres départements

²        Il arrive fréquemment que le support des autres départements soit insuffisant

²        L’outillage, les machines, les instruments ou le logiciel présentent souvent des problèmes (mauvais fonctionnement, défauts, pannes).

·        Intérêt du travail

²        Les tâches monotones sont fréquentes (il s’agit de tâches qui après peu de temps se font dans la routine)

²        Le travail est très morcelé dans le département.  Chaque travailleur apporte une petite contribution au « produit » du département

²        Les travailleurs ne reçoivent pas assez d’informations sur le résultat de leur travail

²        Les travailleurs n’ont pas ou pratiquement pas la possibilité de déterminer eux-mêmes leur rythme de travail

²        Les travailleurs n’ont pas ou pratiquement pas la possibilité de choisir leur méthode de travail dans le cadre de certaines règles générales.

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