Sick Building Syndrome

 

Système de conditionnement d'air

 

1. Quelles sont les recommandations concernant les débits d’air neuf?. 2

2. Comment améliorer la ventilation?. 2

3. Comment confiner les émissions de polluants?. 2

4. En quoi consiste le cahier de maintenance microbiologique d’une installation de traitement d’air?. 3

5. Comment doit être réalisé le nettoyage des bacs récolteurs d'eau d’une installation de conditionnement d’air?. 3

6. Comment doit être réalisé le nettoyage du stérilisateur U.V.?. 4

7. Comment doit être réalisé le contrôle régulier de la qualité de l'eau?. 4

8. Quel est le type de filtre recommandé en fonction du type de local?. 5

9. Comment et à quelle fréquence ces filtres doivent-ils être inspectés?. 5

10. Comment entretenir l’installation de conditionnement et les gaines?. 5

11. Où obtenir des informations et une assistance sur les problèmes microbiologiques en Belgique?. 6

·                  
 

1. Quelles sont les recommandations concernant les débits d’air neuf?

La norme ashrae 1962-1989 recommande les valeurs suivantes:

 


TOP

2. Comment améliorer la ventilation?

L’amélioration de la ventilation est la seconde méthode de prévention - amélioration après la maîtrise des sources.  Elle est à instaurer si la preuve est faite de ce que le problème SBS est dû à la pollution de l’air.

Elle consiste:

·        A augmenter la quantité totale d’air en circulation en agissant sur les ventilateurs, en installant des clapets de réglages...   Ceci peut requérir une modification de la capacité de l’installation et donc de l’équipement.

·        A augmenter la proportion d’air neuf (réduction du recyclage), ce qui requiert une bonne qualité de l’air extérieur.  Ceci peut à nouveau requérir une modification de la capacité de l’installation et donc de l’équipement.

·        A améliorer la répartition de l’air entre les différents locaux:

²        Ceci requiert une étude sérieuse des régimes de pression et des circulations d’air dans le bâtiment, de manière à garder les dépressions (locaux polluants) et surpressions (locaux sensibles)

²        Ce qui peut modifier le régime des pressions vis-à-vis de l’extérieur et entraîner l’entrée d’air non traité

²        Et peut déplacer le problème si l’augmentation de la ventilation dans un local entraîne une réduction dans un autre local.

TOP

3. Comment confiner les émissions de polluants?

·        En confinant physiquement les machines ou locaux par des portes closes, en bouchant les fentes... et en vérifiant les passages éventuels par les espaces au-dessus des faux-plafonds.

·        En installant une aspiration locale spéciale près des sources ou dans les locaux polluants avec rejet direct à l’extérieur et sans recirculation.
Il convient alors de:

²        Couper le système de ventilation générale dans les locaux concernés

²        A tout le moins, couper les bouches de reprise d’air

²        Prévoir des entrées d’air de remplacement suffisantes pour les débits à extraire.

·        En maîtrisant strictement le régime de pression avec les locaux voisins et donc les circulations d’air.

·        En localisant les occupants près des bouches de pulsion ou vice versa (en portant une attention particulière à ne pas créer de courant d’air, source de gêne).

TOP

4. En quoi consiste le cahier de maintenance microbiologique d’une installation de traitement d’air?

Un suivi spécifique des installations de traitement d’air dans les bâtiments est indispensable pour produire un air de qualité sur le plan microbiologique. C’est une maintenance inadéquate ou parfois même absente qui est à l’origine de pollutions microbiologiques trop souvent rencontrées au cours des enquêtes réalisées dans les bâtiments.

 

Afin d’aider au mieux les responsables de l’entretien de ces installations, le laboratoire de mycologie de l' Institut Scientifique de Santé Publique Louis Pasteur(isp) a élaboré un cahier de maintenance microbiologique. Celui-ci permet à la fois de suivre les différentes étapes d’entretiens spécifiques et d’en évaluer l’efficacité sur le plan microbiologique. Une méthode de désinfection de l’eau d’humidification ainsi qu’un planning des contrôles microbiologiques et physico-chimiques de l’eau à réaliser sont entre autres proposés. Les autres niveaux de l’installation et de l’espace de travail les plus sensibles sont également signalés.

 

Ce cahier de maintenance est divisé en 3 volets complémentaires qui sont à remplir en fonction du type d'installation.

 

1.     Le premier volet (formulaire isp/mycologie 961) permet de faire le point en ce qui concerne l'équipement de l'installation, l'entretien actuel et futur. Les points sensibles sont mis en évidence et le planning des opérations et contrôles microbiologiques de base est défini.

 

2.     Le deuxième volet  (formulaire isp/mycologie 962) renseigne sur les analyses d'eau d'humidification à effectuer régulièrement lorsque l'installation est équipée d'un humidificateur avec bac récolteur d'eau.

 

3.     Le troisième volet (formulaire isp/mycologie 963) sert à indiquer toutes les opérations (maintenance, réparations, arrêt du groupe de pulsion...). La date et le nom de l'opérateur y sont également consignés.

 

TOP

 

5. Comment doit être réalisé le nettoyage des bacs récolteurs d'eau d’une installation de conditionnement d’air?

Il existe plusieurs types d'humidificateurs. Ce sont les humidificateurs utilisant des bacs récolteurs d'eau qui nécessitent le plus d'attention sur le plan microbiologique. La régularité des opérations de nettoyage et de désinfection est primordiale.

Le nettoyage consiste en

·      La mise à sec des bacs récolteurs au moins une fois par an afin de décaper les parois de tous les résidus organiques. Les surfaces de ruissellement (fils "amazone", "nid d'abeille") doivent être examinées et, si nécessaire, traitées ou remplacées.

·      La désinfection de l'humidificateur par chloration qui est conseillée une fois par semaine, une fois par quinzaine ou une fois par mois en fonction des résultats des analyses microbiologiques. Sont déconseillés les désinfectants ajoutés à l'eau pendant le fonctionnement de l'humidification.

·      Les opérations de chloration après forte contamination:

²        Traitement de "choc":

§      Couper la pulsion et verser de l’hypochlorite de soude 47/50 (14%), à raison de 1,5l pour 100 à 150l d'eau.,

§      Faire fonctionner l'humidificateur (et U.V.) pendant 30 minutes,

§      Vidanger et remplir avec de l'eau fraîche et faire fonctionner à nouveau pendant 5 min,

§      Vidanger et recommencer la dernière opération de rinçage 1 à 2 fois 

²        Le traitement de "choc" est à réaliser plusieurs semaines consécutives, une fois par semaine. Des contrôles microbiologiques spécifiques de l'eau sont réalisés au moins tous les 15 jours 

²        Une fois la situation redevenue acceptable, on peut diminuer la concentration en hypochlorite de soude, d'abord par 10. Si la situation reste stable, on peut envisager d'espacer les chlorations.

²        En cas de contamination persistante, il faut envisager des modifications du système d'humidification.

TOP

6. Comment doit être réalisé le nettoyage du stérilisateur U.V.?

Il doit comprendre:

²        Le nettoyage des tubes et du filtre, avec des contrôles bactériologiques réguliers de l'eau à la sortie du tube U.V. 

²        Avec, si nécessaire, une vanne de purge en aval du tube, pour des prélèvements d'eau 

²        Ce nettoyage doit être réalisé une fois par mois quand la conductivité de l'eau (déconcentration) est satisfaisante. 

²        Il faut également surveiller le nombre d'heures de fonctionnement du tube. Bien entretenu, ce système contribue efficacement à renforcer les opérations précédemment décrites.

TOP

7. Comment doit être réalisé le contrôle régulier de la qualité de l'eau?

Ce contrôle peut comprendre:

·            Des mesurages de conductivité (<1500µs) simples: une fois par semaine au minimum avec:

²        en fonction des résultats, des ajouts d'eau d'appoint (déconcentration)

²        un repérage de traces de corrosion des parois.

²        une surveillance de la formation de dépôts, du pH (entre 7,0 et 9,0) et de la dureté calcique...

·             Des analyses microbiologiques simples et régulières: une fois par mois au minimum.

²        Des bactéries totales à 25°C

²        Des bactéries totales à 37°C

²        Des thermoactinomycètes: suivant les espèces

·             Des analyses microbiologiques approfondies: un bilan annuel est conseillé (ou en cas de pathologies signalées).

²        Ce bilan doit être intégré à un examen approfondi de l'ensemble de l'installation et du bâtiment tout entier

²        L'examen de l'humidificateur comprend des analyses d'eau et de surfaces 

²        Les organismes suivants et leurs toxines sont recherchés de manière approfondie:

§      Bactéries totales et spécifiques,

§      Thermoactinomycètes,

§      Fonge totale et spécifique,

§      Endotoxines, atp...,

§      Protozoaires et microfaune.

TOP

8. Quel est le type de filtre recommandé en fonction du type de local?

Chaque type de filtre correspond à une efficacité définie, qui doit être choisie en fonction du type d’activité dans le local:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


TOP

9. Comment et à quelle fréquence ces filtres doivent-ils être inspectés?

·        Vérifier une fois par mois l'état des filtres: déchirures, humidité dans le caisson de filtration, taches suspectes sur la face "propre".

·        Vérifier une fois par an (après la pose des nouveaux filtres) l'étanchéité des cadres de fixation des filtres.

·        Remplacer au minimum une fois par an les filtres de type EU7, généralement utilisés dans les bureaux.

·        Vérifier l'état de propreté de l'orifice des bouches de prise d'air (présence d'oiseaux et de leurs déjections) et de la qualité de l'environnement extérieur immédiat (proximité d'une tour de refroidissement, prise d'air au niveau du trafic routier, dans un parking...)

·        Réaliser des  contrôles microbiologiques une fois par an ou en cas de pathologies associées soupçonnées.

TOP

10. Comment entretenir l’installation de conditionnement et les gaines?

·        Nettoyer le caisson de pulsion et d'extraction:

²        Par aspiration si des matériaux isolants sont utilisés à l'intérieur 

²        Par eau sous pression avec un détergent si les parois sont métalliques.

·        Nettoyer les pales des ventilateurs:

²        A l'eau chaude savonneuse, au moins une fois par an 

²        Si les pales des ventilateurs sont corrodées, les remettre en état ou les remplacer.

·        Vérifier si le brise gouttelettes est efficace, par l’absence d'eau ou de dépôts blancs de sels dans le caisson de pulsion.

·        Surveiller à l'intérieur des gaines les points susceptibles de provoquer de la condensation.

·        Aménager dans les gaines des points de contrôle, particulièrement aux endroits où sont placés des silencieux.

·        Ouvrir et nettoyer au moins une fois par an les bouches de pulsion ou d'extraction et ventilo-convecteurs.

·        Réaliser des contrôles microbiologiques une fois par an ou en cas de pathologies associées soupçonnées.

TOP

11. Où obtenir des informations et une assistance sur les problèmes microbiologiques en Belgique?

 A l’ISP (Institut Scientifique de la Santé Publique - Louis Pasteur)

Section mycologie

14, rue Juliette Wytsman    1050 Bruxelles

Chef de section: Dr N. Nolard  tél.: 02 642 55 17

·        Personnes à contacter (air conditionné): Dr. C. Chasseur (02 642 55 10) & Mme A.M. Verhaegen (02 642 51 24 laboratoire)

·        Site internet: http://www.iph.fgov.be/

 

TOP